10.01.2008
CarT_PostaL_PoetiK / 30

23:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.05.2007
CarT_PostaL_PoetiK / 29
peu à peu, il reprend sa respiration
une goutte se perd, d'une peau à l'autre
son dos, ses épaules à portée de lèvres
il souffle doucement sur la peau
- humide -
le tissu se soulève de nouveau
la brise les accompagne
plus rien ne le sépare vraiment de ta peau
sauf peut-être une crainte ancienne de te toucher
pour ne pas briser
- ou perdre -
et lui laisser
ce moment de
perte
brutale
et puis l'envie, trop forte,
d'être plus qu'une présence
14:10 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, photo, littérature, image, cartes, postales, poétiques
05.01.2007
CarT_PostaL_PoetiK / 28
21:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.01.2007
CarT_PostaL_PoétiK / 27
23:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08.11.2006
CarT_PostaL_MusikaL / 03
il s'était peut-être trompé d'heure
ou de lieu
il n'y avait pourtant rien de bien compliqué
elle devait être là normalement
ils se retrouvaient tout le temps à cet endroit
et puis ce soir il faisait un peu froid
un peu gris aussi
mais qu'est-ce qu'elle peut bien faire
déjà quarante minutes que j'attends là
en fait il faisait vraiment froid
le soleil l'avait abandonné
alors qu'il l'aurait bien apprécié aujourd'hui
à son âge, on aime bien les journées ensoleillées
vous comprenez, son vieux corps en a besoin
à croire que c'était le jour
où tout allait de travers
et puis ça lui est revenu
elle ne viendrait plus
cela fait huit ans maintenant
il n'y avait pas pensé
simplement
et il est rentré chez lui
pour écouter le morceau "sun was not here" cliquez sur le lien
http://www.myspace.com/afterfives
20:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2006
CarT_PostaL_MusikaL / 02
il y avait du monde pourtant
et moi je me sentais un peu seul sur la piste
mes pieds bougeaient
mon corps aussi
mais je ne pouvais m'empêcher de penser
à celle qui n'était pas là
pour écouter le morceau cliquez sur :
http://www.myspace.com/afterfives
et choisissez nostalgyia
23:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photos, musique, littérature, textes courts, poésie
02.10.2006
CarT_PostaL_MusikaL / 01
this night i haven't slept
i looked at this crazy light
i couldn't touch my noisy white
pour écouter le morceau cliquez sur :
http://www.myspace.com/afterfives
et choisissez my noisy white
17:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.08.2006
CarT_PostaL_PoétiK / 26
une amie m'avait parlé de cet endroit.
en y allant, je ne savais pas trop à quoi m'attendre.
un rond-point au milieu d'une zone presque déserte, sans vraiment de charme.
que peut-on bien y faire ?
les voitures y passent normalement, sans un regard
l'esprit de ses conducteurs, ailleurs
allant travailler ou sur la route des vacances
pas encore réveillés ou déjà fatigués
la route qui défile sans qu'ils y fassent attention
et puis ce moment où le regard se détourne
les yeux qui s'ouvrent plus qu'à l'habitude
ce sourire qui apparaît à l'orée des lèvres
je m'arrête et sors de la voiture
reste là quelques instants
le temps de voir les visages se tourner
sentir une ambiance se suspendre
inutile, inattendue
la poésie s'installe au gré de tous
doux fous, vous nous faites respirer
je vous remercie
23:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Photo, Ecriture, Photos
01.08.2006
CarT_PostaL_PoétiK / 25
demain soir je te croiserai au détour d’une rue. tu me diras : ça fait longtemps, non ?
on échangera quelques mots insignifiants, qu’on aurait jamais cru pouvoir se dire.
A l’époque, on en aurait ri même. Tant de banalités. J’essaierai de me souvenir comment on s’est aimé tous les deux. Et je ne serai plus vraiment sûr.
un accident, une erreur de chemin sans doute.
Il ne restera donc que ces quelques mots qui se fanent entre nous.
Un tout petit plus que rien.
et je me dirai, ce n’est pas très grave. C’est ainsi...
Mais ce soir, je t’ai vue.
Tu étais belle, sûre de toi. Tellement attirante.
Et je n’ai pas osé t’approcher, encore moins te parler.
Je me suis senti étrangement mal.
J’avais envie de toi ce soir. Encore finalement.
Et déjà tu t’éloignais.
21:13 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.07.2006
CarT_PostaL_PoétiK / 24
En sortant de chez moi,
j’allais faire quelques pas sur le bord de la rivière.
J’étais loin d’imaginer que tu serais là toi aussi
un peu plus loin, dans une autre ville.
Quand tu m’as appelé
pour me décrire ce que tu voyais,
cela m’a fait sourire.
Tu t’excusais presque de t’émerveiller
de si peu de choses.
Si tu savais comme j’ai eu envie de t’appeler
tous ces matins où je me suis levé sans toi.
Pour que reste, encore un peu,
l’émotion de notre éphémère.
23:46 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : littérature;photos;
19.06.2006
CarT_PostaL_PoétiK / 23
je vais, d'un pas étonnamment rapide, dans la rue
tu m'attends, je viens de t'avoir au téléphone
je sens mon coeur accélérer et ce n'est ni la chaleur de la soirée
ni la légère montée qui mène jusque chez toi
tu es assise là, devant ton ordinateur
concentrée, sérieuse, tu ne m'as pas entendu entrer.
je te regarde, longtemps,
sans que tu le saches
____
quelques heures plus tard
je serai nu dans ta cuisine
et cela te fera rire
nous regarderons les lumières de la ville
qui volent aux étoiles leur éclat
tu passeras ta main dans mon dos
et j'irai sourire derrière le tien en te serrant
ce serait la vie
la nuit.
23:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.05.2006
CarT_PostaL_PoétiK / 22
la fête était belle. l'émotion à fleur. de jolies personnes. de ces jours qui apaisent. les enfants jouaient dans le jardin.
ce bonheur d'être là - il y avait la musique. il y avait les retrouvailles. il y avait des lumières. il y avait les mots et les regards. il y avait la pétanque. il y avait les siestes - ce bonheur d'être là ensemble.
c'était une fête d'anniversaire.
c'était un peu notre fête à tous.
que les fêtes sont belles quand on grandit. ensemble.
21:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.04.2006
CarT_PostaL_PoetiK / 21
tu m’avais dit que c’était un endroit où tu aimais aller
- laisser filer l’instant et ne retenir que l’essence -
pourtant tu savais que cela ne durerait qu’un temps
mais tu revenais,
semaine après semaine,
saison après saison,
comme sur un lieu de pèlerinage
pour que se perde ton souvenir.
un jour, tu t’es sentie prête
à partager ce regard.
quand je suis arrivé, je n’ai pas compris
pas tout de suite
je n’ai ressenti que cette odeur, âpre et agressive
et j’ai voulu la repousser au plus vite.
je n’avais pas envie de rester là
trop de toi, ton insistance
ton regard perdu
comme en attente de je ne savais quoi
je l’aurais voulu pour moi cet endroit
pouvoir le vivre seul, un peu, le goûter.
mais ça tu ne me l’as pas permis
ou jamais compris
tu n’avais pas besoin de moi sans doute
alors j’ai préféré te le laisser
à peine le regarder, le ressentir
pour surtout ne pas m’accrocher.
c’est ce que tu voulais, je crois,
au fond de toi
je le respecte encore aujourd’hui
même si tu n’es plus là.
21:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2006
CarT_PostaL_PoétiK / 20
caché derrière le rideau, il surveillait la rue.
sans se l’avouer il l’attendait.
l’oeil sur l’horloge de sa salle à manger.
chaque minute de retard
chaque seconde
énervé et inquiet.
il n’avait pas l’air détendu et posé qu’il s’efforçait à prendre
quand il se retrouvait avec elle.
il serait bien sorti prendre un peu l’air
mais la peur de la croiser le maintenait là
derrière cette fenêtre
immobile
l’impossibilité
la fatigue aussi
quand il l’aperçut, à l’angle de la rue
presque au pas de course
à bout de souffle, les cheveux défaits
il passa une main sur sa joue, remit en place son col de chemise
il jeta un oeil au miroir
parfait
détendu, posé
23:15 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.02.2006
CarT_PostaL_PoetiK / 19
à travers toi je ne vois plus rien
comme si je n’existais plus
j’ai beau chercher l’endroit où tu m’as laissé
j’ai beau creuser sans raison
je ne trouve que cette lumière aveuglante
au milieu de laquelle tu te caches
tant de monde derrière
je te croyais moins forte
on ne sait jamais
d’où provient la douleur
23:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
CarT_PostaL_PoétiK / 18
22:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.10.2005
CarT_PostaL_PoétiK / 17
Ta peau, si douce.
J'effleure du revers de la main. Un frisson de chaleur m’envahit. Viens.
Une goutte de sueur glisse sur ta hanche. Je la retiens du bout de l’ongle. Bientôt, elle se mélangera à ma propre transpiration. Viens maintenant.
Nos corps s’étendent au soleil. Le vent salé souffle, toujours plus fort. Quittons ensemble.
Sens-tu ces quelques brins d’herbes qui jouent avec notre peau ? Je ne vois plus ton visage, le devine simplement. J’entends le souffle de ta respiration et ton sourire revenu. Partons.
Nous resterions des heures ainsi, allongés, innocents.
Un peu seuls pour une fois. Ensemble.
Je ne me suis rarement senti aussi bien.
15:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.10.2005
CarT_PostaL_PoétiK / 16
Elle m'avait dit de l'attendre sur la place. Je m'étais mis un peu à l'écart pour la voir arriver. Je n'y croyais pas vraiment. J'avais cette fichue impression qu'elle ne viendrait pas, qu'elle ne viendrait plus. Plus l'envie. Plus la patience de me voir, cette fois. Elle allait me le faire comprendre. Pour ne pas tout recommencer encore.
Le vent s'est mis à souffler, d'abord doucement puis de plus en plus fort. Je remontais le col de mon gilet et m'allumais une cigarette. Elle ne viendra pas, c'est sûr, elle ne viendra pas.
moi, comme un con sur ce banc _ à me geler et attendre _ sans aucune patience _ un goût amer entre les dents _ crispées _
J'écrasais ma cigarette et la glissais dans mon paquet vide. Prêt à partir.
un dernier regard vers la place de l'église. je résiste.
et me retourne.
23:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2005
CarT_PostaL_PoétiK / 15
je n'avais pas de choix - plus de retour en arrière - derrière moi s'était refermée - à ne plus savoir où poser le regard - sans cesse en train d'y croire encore - le vent qui soufflait - odeur d'amertume épicée - quand m'avait-elle laissé là - pourquoi. - je devenais l'ombre - l'appréhendait sans haine - en négatif - yeux trop secs pour réellement lâcher - pas de cris - le recueillement et le silence obligé - cette incapacité à poser mes maux - laisse - mon corps tomber - et retiens-moi -
si tu peux encore -
21:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.08.2005
CarT_PostaL_PoétiK / 14
Elle passe devant depuis des années. Souvent, elle s'arrête et effleure du bout des doigts le bois vieilli. Quand elle a le temps, quand elle en ressent le besoin. Besoin de s'imaginer qu'il y a une vie derrière. Encore. Pour se dire que tout n'est pas mort. Elle s'assied juste en face sur un plot. Là où la ville n'existe presque plus. Peu de gens s'aventurent par ici. Elle aime cela. Le calme d'un bout de rue égarée. Parfois elle pousse la poignée. On ne sait jamais. Elle s'imagine qu'un jour, quelqu'un lui ouvrira. Elle l'espère. Pour qu'on lui raconte cette histoire qu'elle ne connaît pas. Mettre des mots sur ce lieu. Donner une vie à cette porte qu'elle croise jour après jour. Elle passe devant et c'est cela qui l'empêche de craquer. C'est ce qui la retient. Avant qu'elle ne se ferme elle aussi. Et que les larmes s'arrêtent de couler.
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