10.01.2008

CarT_PostaL_PoetiK / 30

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il y avait des lumières
il y avait de la musique
il y avait des amis
et il y avait toi
 
c'était hier
et c'était bien déjà 
 
 
2008 est déjà arrivée
et nous sommes prêts
 
ce sera une belle année 
 

 
 
 
 
 
 
 

07.05.2007

CarT_PostaL_PoetiK / 29

peu à peu, il reprend sa respiration

 

une goutte se perd, d'une peau à l'autre

 

son dos, ses épaules à portée de lèvres

il souffle doucement sur la peau

- humide -

 

 

le tissu se soulève de nouveau

la brise les accompagne

plus rien ne le sépare vraiment de ta peau

sauf peut-être une crainte ancienne de te toucher

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pour ne pas briser

- ou perdre -

 

et lui laisser

ce moment de

 

perte

brutale

 

et puis l'envie, trop forte,

d'être plus qu'une présence 

 

05.01.2007

CarT_PostaL_PoetiK / 28

ils ont sans doute trouvé ça drôle

se sont dits que c'était l'année

père ubu, le grotesque, l'impensable...

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c'est étrange

cela ne me fait pas rire

du tout

 

au contraire

au contraire

02.01.2007

CarT_PostaL_PoétiK / 27

je voulais juste vous souhaiter une bonne année.

rien de plus.

être à vos côtés, un peu, encore.

 

je ne pensais plus à ça.

à avant.

 

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juste le plaisir de vous avoir

 

mes amis

 

embrassons-nous...

08.11.2006

CarT_PostaL_MusikaL / 03

il s'était peut-être trompé d'heure

ou de lieu

il n'y avait pourtant rien de bien compliqué

elle devait être là normalement

ils se retrouvaient tout le temps à cet endroit

 

et puis ce soir il faisait un peu froid

un peu gris aussi

mais qu'est-ce qu'elle peut bien faire

déjà quarante minutes que j'attends là 

 

en fait il faisait vraiment froid

le soleil l'avait abandonné

alors qu'il l'aurait bien apprécié aujourd'hui

à son âge, on aime bien les journées ensoleillées

vous comprenez, son vieux corps en a besoin

à croire que c'était le jour

où tout allait de travers

 

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et puis ça lui est revenu

 

elle ne viendrait plus

cela fait huit ans maintenant 

 

il n'y avait pas pensé

simplement

 

et il est rentré chez lui

 

 

 

pour écouter le morceau "sun was not here" cliquez sur le lien

http://www.myspace.com/afterfives

 

 

 

 

12.10.2006

CarT_PostaL_MusikaL / 02

il y avait du monde pourtant

et moi je me sentais un peu seul sur la piste

 

mes pieds bougeaient

mon corps aussi

 

mais je ne pouvais m'empêcher de penser

à celle qui n'était pas là

 

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 pour écouter le morceau cliquez sur :

http://www.myspace.com/afterfives

et choisissez nostalgyia

02.10.2006

CarT_PostaL_MusikaL / 01

this night i haven't slept

i looked at this crazy light

i couldn't touch my noisy white

 

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pour écouter le morceau cliquez sur :

http://www.myspace.com/afterfives

et choisissez my noisy white

 

 

12.08.2006

CarT_PostaL_PoétiK / 26

une amie m'avait parlé de cet endroit.

en y allant, je ne savais pas trop à quoi m'attendre.

 

un rond-point au milieu d'une zone presque déserte, sans vraiment de charme.

que peut-on bien y faire ?

 

les voitures y passent normalement, sans un regard

 

l'esprit de ses conducteurs, ailleurs

allant travailler ou sur la route des vacances 

pas encore réveillés ou déjà fatigués

la route qui défile sans qu'ils y fassent attention

 

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et puis ce moment où le regard se détourne

les yeux qui s'ouvrent plus qu'à l'habitude

ce sourire qui apparaît à l'orée des lèvres

 

je m'arrête et sors de la voiture

reste là quelques instants

 

le temps de voir les visages se tourner

sentir une ambiance se suspendre

 

inutile, inattendue

la poésie s'installe au gré de tous

doux fous, vous nous faites respirer

je vous remercie

01.08.2006

CarT_PostaL_PoétiK / 25

demain soir je te croiserai au détour d’une rue. tu me diras : ça fait longtemps, non ?
on échangera quelques mots insignifiants, qu’on aurait jamais cru pouvoir se dire.
A l’époque, on en aurait ri même. Tant de banalités. J’essaierai de me souvenir comment on s’est aimé tous les deux. Et je ne serai plus vraiment sûr.
un accident, une erreur de chemin sans doute.
Il ne restera donc que ces quelques mots qui se fanent entre nous.
Un tout petit plus que rien.
et je me dirai, ce n’est pas très grave. C’est ainsi...


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Mais ce soir, je t’ai vue.

Tu étais belle, sûre de toi. Tellement attirante.
Et je n’ai pas osé t’approcher, encore moins te parler.

Je me suis senti étrangement mal.
J’avais envie de toi ce soir. Encore finalement.

 

Et déjà tu t’éloignais.

06.07.2006

CarT_PostaL_PoétiK / 24

En sortant de chez moi,

j’allais faire quelques pas sur le bord de la rivière.

 

J’étais loin d’imaginer que tu serais là toi aussi

un peu plus loin, dans une autre ville.

 

Quand tu m’as appelé

pour me décrire ce que tu voyais,

cela m’a fait sourire.

 

Tu t’excusais presque de t’émerveiller

de si peu de choses.

 

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Si tu savais comme j’ai eu envie de t’appeler

tous ces matins où je me suis levé sans toi.

 

Pour que reste, encore un peu,

l’émotion de notre éphémère.

19.06.2006

CarT_PostaL_PoétiK / 23

je vais, d'un pas étonnamment rapide, dans la rue

tu m'attends, je viens de t'avoir au téléphone

 

je sens mon coeur accélérer et ce n'est ni la chaleur de la soirée

ni la légère montée qui mène jusque chez toi

 

tu es assise là, devant ton ordinateur

concentrée, sérieuse,  tu ne m'as pas entendu entrer.

 

je te regarde, longtemps,

sans que tu le saches

 

 

____

quelques heures plus tard

je serai nu dans ta cuisine

et cela te fera rire

 

nous regarderons les lumières de la ville

qui volent aux étoiles leur éclat

 

tu passeras ta main dans mon dos

et j'irai sourire derrière le tien en te serrant

 

 

ce serait la vie

 

la nuit.

 

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29.05.2006

CarT_PostaL_PoétiK / 22

la fête était belle. l'émotion à fleur. de jolies personnes. de ces jours qui apaisent. les enfants jouaient dans le jardin.

ce bonheur d'être là - il y avait la musique. il y avait les retrouvailles. il y avait des lumières. il y avait les mots et les regards. il y avait la pétanque. il y avait les siestes - ce bonheur d'être là ensemble.

c'était une fête d'anniversaire.

c'était un peu notre fête à tous.

 

que les fêtes sont belles quand on grandit. ensemble.

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19.04.2006

CarT_PostaL_PoetiK / 21

tu m’avais dit que c’était un endroit où tu aimais aller

- laisser filer l’instant et ne retenir que l’essence -


pourtant tu savais que cela ne durerait qu’un temps

mais tu revenais,
semaine après semaine,
saison après saison,
comme sur un lieu de pèlerinage
pour que se perde ton souvenir.


un jour, tu t’es sentie prête
à partager ce regard.

 

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quand je suis arrivé, je n’ai pas compris
pas tout de suite
je n’ai ressenti que cette odeur, âpre et agressive
et j’ai voulu la repousser au plus vite.

je n’avais pas envie de rester là
trop de toi, ton insistance
ton regard perdu
comme en attente de je ne savais quoi


je l’aurais voulu pour moi cet endroit
pouvoir le vivre seul, un peu, le goûter.

mais ça tu ne me l’as pas permis
ou jamais compris

tu n’avais pas besoin de moi sans doute

alors j’ai préféré te le laisser
à peine le regarder, le ressentir
pour surtout ne pas m’accrocher.

c’est ce que tu voulais, je crois,
au fond de toi


je le respecte encore aujourd’hui

même si tu n’es plus là.

 

14.03.2006

CarT_PostaL_PoétiK / 20

caché derrière le rideau, il surveillait la rue.
sans se l’avouer il l’attendait.

l’oeil sur l’horloge de sa salle à manger.

chaque minute de retard 
chaque seconde

énervé et inquiet.

il n’avait pas l’air détendu et posé qu’il s’efforçait à prendre
quand il se retrouvait avec elle.

il serait bien sorti prendre un peu l’air
mais la peur de la croiser le maintenait là

derrière cette fenêtre
immobile

l’impossibilité
la fatigue aussi

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quand il l’aperçut, à l’angle de la rue
presque au pas de course
à bout de souffle, les cheveux défaits

il passa une main sur sa joue, remit en place son col de chemise
il jeta un oeil au miroir

parfait


détendu, posé

 

 

28.02.2006

CarT_PostaL_PoetiK / 19

à travers toi je ne vois plus rien
comme si je n’existais plus
j’ai beau chercher l’endroit où tu m’as laissé
j’ai beau creuser sans raison
je ne trouve que cette lumière aveuglante
au milieu de laquelle tu te caches
tant de monde derrière
je te croyais moins forte

on ne sait jamais

d’où provient la douleur

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CarT_PostaL_PoétiK / 18

la place se vide

je laisse passer l’instant

mon corps glisse sur le bitume
rien ne le retient

je me plie
et remballe la grâce
ce soir
j’avais envie d’espace

hélas
elle n’était plus là...

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27.10.2005

CarT_PostaL_PoétiK / 17

Ta peau, si douce.

J'effleure du revers de la main. Un frisson de chaleur m’envahit.       Viens.

Une goutte de sueur glisse sur ta hanche. Je la retiens du bout de l’ongle. Bientôt, elle se mélangera à ma propre transpiration.         Viens maintenant.

Nos corps s’étendent au soleil. Le vent salé souffle, toujours plus fort.       Quittons ensemble.

Sens-tu ces quelques brins d’herbes qui jouent avec notre peau ? Je ne vois plus ton visage, le devine simplement. J’entends le souffle de ta respiration et ton sourire revenu.       Partons.

Nous resterions des heures ainsi, allongés, innocents.

Un peu seuls pour une fois.       Ensemble.

Je ne me suis rarement senti aussi bien.

 

 

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05.10.2005

CarT_PostaL_PoétiK / 16

Elle m'avait dit de l'attendre sur la place. Je m'étais mis un peu à l'écart pour la voir arriver. Je n'y croyais pas vraiment. J'avais cette fichue impression qu'elle ne viendrait pas, qu'elle ne viendrait plus. Plus l'envie. Plus la patience de me voir, cette fois. Elle allait me le faire comprendre. Pour ne pas tout recommencer encore.

Le vent s'est mis à souffler, d'abord doucement puis de plus en plus fort. Je remontais le col de mon gilet et m'allumais une cigarette. Elle ne viendra pas, c'est sûr, elle ne viendra pas.

moi, comme un con sur ce banc _ à me geler et attendre _ sans aucune patience _ un goût amer entre les dents _ crispées _

J'écrasais ma cigarette et la glissais dans mon paquet vide. Prêt à partir.

un dernier regard vers la place de l'église. je résiste.

et me retourne.

 

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23.09.2005

CarT_PostaL_PoétiK / 15

je n'avais pas de choix - plus de retour en arrière - derrière moi s'était refermée - à ne plus savoir où poser le regard - sans cesse en train d'y croire encore - le vent qui soufflait - odeur d'amertume épicée - quand m'avait-elle laissé là -    pourquoi.    - je devenais l'ombre - l'appréhendait sans haine - en négatif - yeux trop secs pour réellement lâcher - pas de cris - le recueillement et le silence obligé - cette incapacité à poser mes maux -    laisse    - mon corps tomber - et retiens-moi -

si tu peux encore -

 

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25.08.2005

CarT_PostaL_PoétiK / 14

Elle passe devant depuis des années. Souvent, elle s'arrête et effleure du bout des doigts le bois vieilli. Quand elle a le temps, quand elle en ressent le besoin. Besoin de s'imaginer qu'il y a une vie derrière. Encore. Pour se dire que tout n'est pas mort. Elle s'assied juste en face sur un plot. Là où la ville n'existe presque plus. Peu de gens s'aventurent par ici. Elle aime cela. Le calme d'un bout de rue égarée. Parfois elle pousse la poignée. On ne sait jamais. Elle s'imagine qu'un jour, quelqu'un lui ouvrira. Elle l'espère. Pour qu'on lui raconte cette histoire qu'elle ne connaît pas. Mettre des mots sur ce lieu. Donner une vie à cette porte qu'elle croise jour après jour. Elle passe devant et c'est cela qui l'empêche de craquer. C'est ce qui la retient. Avant qu'elle ne se ferme elle aussi. Et que les larmes s'arrêtent de couler.